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Michael Hermann a étudié la géographie, l'économie et l'histoire à l'université de Zurich. Il a fait son doctorat à l'Institut de géographie de l'Université de Zurich sur le thème "Valeurs, changement et espace".
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Depuis le début de la pandémie de Covid-19, la maladie, la santé et même la mort sont au cœur du débat public. Cette étude montre à présent comment l'expérience bouleversante de ces dix-huit derniers mois a modifié la manière dont la société aborde la maladie et les attentes vis-à-vis du système de santé. Elle examine l'impact de cette crise prolongée sur la santé de la population et ses comportements en matière de santé. La comparaison directe avec l’enquête menée juste avant le premier confinement permet ici une analyse chronologique particulièrement intéressante. Elle met en évidence à quel point, notamment dans le contexte de la pandémie, les dimensions physique et mentale de la santé sont étroitement liées. L’état de santé général se reflète dans le bien-être psychique, et inversement. L'étude montre que, malgré une large couverture médiatique des conséquences psychologiques de la crise du coronavirus, de plus en plus de personnes, surtout des jeunes, estiment que la société manque de compréhension à l'égard de la maladie – en particulier dans le domaine psychique. Plus de la moitié de la population, et parmi elle un nombre particulièrement élevé de jeunes, se sent sous pression de « devoir toujours être en bonne santé et performant ». Au lieu de favoriser la sensibilisation aux maladies, la pandémie a accru la pression d’être toujours en forme et opérationnel.
L’étude en français et en italien est disponible ici :