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Michael Hermann a étudié la géographie, l'économie et l'histoire à l'université de Zurich. Il a fait son doctorat à l'Institut de géographie de l'Université de Zurich sur le thème "Valeurs, changement et espace".
AXA
C'est précisément parce que la pénurie de main-d'œuvre fait pencher la balance en faveur des salariés que les besoins de ces derniers prennent de l'importance. Le travail à temps partiel est au centre des préoccupations. L'enquête AXA auprès des PME montre qu'aujourd'hui, une majorité de PME considère favorablement le besoin de travail à temps partiel. Mais cette appréciation positive a ses limites : si la plupart des PME suisses acceptent le travail à 80 %, les taux d’occupation inférieurs, qui seraient importants pour la réinsertion après un congé maternité ou paternité, sont toutefois jugés de manière beaucoup plus critique.
Le travail à temps partiel à 80 % bénéficie aujourd’hui d’une grande acceptation et d’une grande considération auprès des PME. Il en va tout autrement de la semaine de quatre jours prévue par la loi. La résistance à son égard s’est accrue. Les réponses montrent clairement que les PME ont des conceptions très différentes de ce qu’est une semaine de quatre jours généralisée. Manifestement, la semaine de quatre jours reste aujourd’hui en Suisse davantage un slogan qu’un concept établi. Si elle est comprise comme une réduction du temps de travail à salaire égal, elle se heurte à une oreille sourde chez la plupart des PME.
Avec cette étude sur le marché du travail des PME, AXA, en collaboration avec l'institut de recherche Sotomo, souhaite mieux cerner les défis et les tensions auxquels sont confrontées les PME et leur main-d'œuvre. Pour cette deuxième étude AXA sur le marché du travail des PME, l’institut de recherche Sotomo a interrogé 301 PME suisses comptant cinq salariés ou plus, issues des régions germanophones et francophones de Suisse.