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Michael Hermann a étudié la géographie, l'économie et l'histoire à l'université de Zurich. Il a fait son doctorat à l'Institut de géographie de l'Université de Zurich sur le thème "Valeurs, changement et espace".
Geschlechtergerechter
Lorsque les générations issues du baby-boom atteignent l'âge de la retraite et que la société vieillit, cela accentue non seulement la pression sur le système de retraite, mais aggrave également la pénurie de main-d'œuvre qualifiée et de main-d'œuvre en général. La présente étude montre que, pour ces raisons, la majorité de la population estime que nous devrions travailler davantage en Suisse. Dans le même temps, l’enquête révèle toutefois qu’une majorité encore plus importante considère que nous travaillons en réalité trop en Suisse. Cela met en évidence une tension considérable, particulièrement importante dans le contexte familial.
L’étude met en évidence une grande contradiction dans l’attitude des Suisses vis-à-vis du travail rémunéré, entre la raison économique (« en réalité, nous devrions travailler davantage ») et l’expérience vécue (« en Suisse, nous accordons trop d’importance au travail »). Ce champ de tension façonne la manière dont le travail rémunéré est abordé et les attitudes à son égard, et conduit à des positions apparemment contradictoires face aux revendications politiques. Ainsi, une majorité soutient la garantie de places en crèche pour tous ainsi que l’introduction d’une imposition individuelle – deux mesures qui pourraient contribuer à augmenter la participation au marché du travail, en particulier celle des mères. Dans le même temps, une majorité estime également que les parents qui s’occupent eux-mêmes de leurs enfants devraient être indemnisés financièrement. Il s’agit là d’une mesure qui rend plus attrayant pour les parents de réduire leur activité professionnelle.