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Emma travaille chez Sotomo depuis janvier 2024 dans le domaine de l'analyse des données. Elle a étudié les sciences politiques et les sciences de la communication en licence à l'université de Zurich.
AXA
La deuxième édition du Moniteur d'AXA sur la cybersécurité met en lumière la manière dont la population suisse perçoit les défis du monde numérique. Cette année, l'accent est mis sur les attitudes à l'égard des contenus générés par l'IA, l'utilisation personnelle des appareils numériques et l'utilisation des réseaux sociaux chez les enfants.
Le sentiment général reste mitigé : la population suisse envisage la sécurité numérique avec inquiétude. La cybercriminalité, les cyberattaques contre les infrastructures critiques ainsi que le développement et l’utilisation incontrôlés de l’IA sont tous considérés comme des défis majeurs par une majorité des personnes interrogées.
La population estime notamment que la crédibilité de l’information est mise à mal. Une nette majorité considère les contenus générés par l’IA comme un défi majeur pour la fiabilité de l’information. Ainsi, plus de 90 % des personnes interrogées se prononcent en faveur d’une obligation d’étiquetage des contenus médiatiques générés par l’IA. La population estime que la responsabilité d’une utilisation sûre des contenus générés par l’IA incombe avant tout aux exploitants de plateformes numériques.
Autre constat : l’utilisation des appareils numériques personnels n’est pas perçue comme uniquement positive par beaucoup. Le défilement sans but est devenu une habitude pour une grande partie de la population, et les algorithmes basés sur le comportement sont perçus comme négatifs par deux tiers des personnes interrogées. La moitié des Suisses souhaiterait passer moins de temps devant un écran – mais ce sont justement les jeunes qui ont du mal à mettre cette résolution en pratique.
Le temps passé devant les écrans marque également le quotidien des enfants. La population suisse perçoit notamment des défis liés à l'utilisation des réseaux sociaux par les enfants. Si une majorité reconnaît certes des effets positifs, comme le contact avec les amis, elle craint surtout des répercussions sur le bien-être psychique et une utilisation excessive lorsque les enfants naviguent sur les réseaux sociaux. La population réclame haut et fort des mesures plus strictes : 88 % sont favorables à une interdiction des smartphones à l'école, 84 % à une interdiction des réseaux sociaux pour les enfants.
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Emma travaille chez Sotomo depuis janvier 2024 dans le domaine de l'analyse des données. Elle a étudié les sciences politiques et les sciences de la communication en licence à l'université de Zurich.
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Elia Heer travaille chez Sotomo depuis 2023. Il se concentre sur les enquêtes d'opinion sociales et politiques. Il a suivi le cursus Comparative and International Studies à l’EPF de Zurich. Ses études se sont concentrées sur les méthodes de recherche quantitatives dans le domaine des sciences sociales ainsi que sur les relations entre la Suisse et l’UE.